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Qu'est-ce que
le shiatsu ?

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Qu’est-ce que le Shiatsu ?

Interview de Nadeige Imbert, praticienne en shiatsu à Die (drôme)

retrouvez-la sur BloooomUp !

 

 

Littéralement en Japonais, Shiatsu signifie « pression des doigts ».

Le Shiatsu est une pratique corporelle avec laquelle on mobilise l’énergie vitale du corps.

On effectue des pressions sur le corps, sur les méridiens : chaque méridien (ou presque) correspondant à un organe, l’objectif est donc de travailler sur l’énergie des organes. Les pressions s’effectuent avec les paumes de mains et les pouces essentiellement.

 

Le berceau du Shiatsu se trouve en Chine sous la forme d’une technique appelée AN-MO, devenue ANMA (ou AMMA) quand elle est apparue au Japon. L’ANMA (qui signifie littéralement, calmer avec les mains) était traditionnellement pratiqué par les aveugles. Dans ce pays, la discipline connait un essor sous sa forme actuelle à partir des années 1950.

 

Au Japon, le Shiatsu est reconnu comme une médecine. En Europe, Le shiatsu est une des huit approches complémentaires citées dans la résolution A4-0075/97 du Parlement européen, votée le 29 mai 1997, en tant que « médecine non conventionnelle digne d’intérêt ».  

 

Quel est le potentiel spécifique du Shiatsu ?

 

Le toucher est fondamental pour le bien-être de la personne. Le toucher profond du shiatsu procure une grande détente du fait de la pression qui à un certain rythme agit sur le système parasympathique du corps.

 

Le Shiatsu est une pratique complète où l’individu est appréhendé dans ses différents plans, physique, emotionnel, psychique et sprituel au travers d’une évaluation énergétique. Par un travail personnalisé, l’énergie vitale (le QI ou Chi) se met en mouvement dans le corps pour harmoniser différentes sphères.

 

Ainsi, on pourra voir une amélioration de certains symptômes physiques comme le ferait l’ostéopathie par exemple, et cela agit également sur les troubles psychiques ou émotionnels, rien n’étant séparé dans le corps humain.

 

Comment fonctionne le Shiatsu ?

 

Le Shiatsu prend racine dans la médecine traditionnelle  chinoise, il en est donc assez proche. Comme en MTC, selon les différentes écoles, on va travailler sur les méridiens et Tsubos (points d’acupuncture), on va aussi tenir compte des principes yin et yang ainsi que des cycles d’engendrement et de contrôle pour avoir des informations pouvant nous aiguiller sur la cause potentielle d’un syptôme.   

 

En pratique, on travaille sur les « vides » et les « pleins » énergétiques (le kyo et le jitsu) que l’on va sentir sous nous doigts. Ce travail permet à l’énergie de circuler de façon fluide et harmonieuse. Le praticien sent sous ses doigts quand l’énergie circule ou pas.

 

Quand il y a symptôme cela signifie que l’énergie est entravée et qu’elle ne circule plus fluidemement. Le corps cherchant toujours à retrouver un équillibre, même dans le déséquilibre, peut éliminer le symptôme ponctuellement ou le faire évoluer vers une autre forme peut-être plus importante si l’énergie reste bloquée.

 

A qui sadresse le Shiatsu ?

 

Le Shiatsu s’adresse à tout public !

Enfants, bébés, adultes, femmes enceintes et personnes âgées.

Il est très recommandé pour accompagner les grands passages de la vie.

 

Il existe quelques contre-indications, comme les greffes récentes, certains problèmes d’origine cardiaque, quand il y a de la fièvre, une inflammation importante ou sur une fracture par exemple.

 

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Votre pratique du shiatsu

http://www.shiatsu-diois.fr

 

 

Avec quelles demandes arrivent les personnes en général, quels sont les bénéfices constaté?

 

Je reçois des personnes qui ont des problèmes physiques, mais également psychologiques, qui ont besoin d’un accompagnement pour passer un cap.

 

De nombreux clients prennent rdv pour des tensions musculaires, des problèmes digestifs ou de sommeil, un état dépressif, … Parfois également il y a des pathologies plus lourdes, comme par exemple des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, articulaires, ou inflammatoires comme la spondylarthrite ankylosante. Dans ce type de cas, le shiatsu va agir surtout sur les symtômes secondaires et améliorer le sommeil, ou les douleurs et autres désordres occasionnés par la pathologie. Il y a des effets assez encourageants sur les maladies de type neurologique où les pressions vont toucher profondément la personne et agir sur le système nerveux.

 

Le shiatsu est une technique très puissante lorsqu’elle est pratiquée avec soin.

 

Elle peut soutenir le système hormonal, ou d’autres sytèmes corporels. Les symptômes de certaines petites pathologies peuvent être grandement améliorés. Mais tout cela ne peut bien-sûr se faire sans la personne. Le shiatsu se pratique en collaboration avec le client. Sa volonté et sa démarche sont primordiales.

 

http://www.lasource-maisonsante.fr/nos-pratiques/shiatsu/

 

 

Pouvez-vous me décrire une séance ?

 

La séance de Shiatsu commence bien avant la séance ! J’accorde le plus grand soin à la préparation des lieux comme à ma préparation personnelle. Je me rassemble, me concentre, j’essaie de vider mon mental pour être en pleine ouverture.

 

Quand la personne arrive, nous prenons un temps d’échange appelé l’anamnèse, pendant lequel nous faisons le point sur sa santé depuis l’enfance, et sur la raison de sa venue.

Puis la personne s’allonge au sol sur un futon ou tatami souple. La forme traditionnelle se pratique au sol, le Shiatsu peut aussi se pratiquer aussi sur table.

 

La personne reste habillée.

 

Je commence par une évaluation énergétique, en effectuant des pressions légères sur le ventre de mon client ou sur son dos. Je recherche ici quelle énergie de quels organes est en vide et en plénitude.

L’observation globale de la personne est également très importante, son odeur, la couleur de sa peau, sa physionomie, ses cheveux, ses ongles, son regard.

 

Pendant la pratique, la personne n’a rien à faire si ce n’est se relâcher. J’exerce des pressions sur les zones que j’ai ciblées lors de l’évaluation énergétique et de l’Anamnèse.

 

En fin de séance, je la laisse sortir tranquillement de son état de relâchement, puis nous avons un nouveau temps d’échange. Si on me le demande, je formule ce que j’ai senti sous mes mains. Mais il est très important de ne pas se remettre dans le mental tout de suite, de rester relié à son corps et aux ressentis.

Je peux donner quelques conseils alimentaires, d’étirements des méridiens ou encore orienter la personne vers d’autres pratiques.

 

Comment se déroule un accompagnement ?

 

Pour un symptôme récent, quelques séances (2 ou 3, parfois juste une) peuvent être suffisantes pour améliorer le symptôme, voire le faire disparaître.

Lorsqu’il s’agit d’un problème chronique, plusieurs séances sont nécessaires pendant quelques mois. J’observe souvent un « déclic » vers la cinquième ou sixième séance.

 

Certaines personnes me consultent régulièrement, pour un Shiatsu d’entretien, comme cela se pratique au Japon où les médecines traditionnelles sont utilisées de manière préventive, dans l’objectif de maintenir la personne en santé.

 

Comment le Shiatsu est-il arrivé dans votre parcours ?

 

Le déclic s’est fait pendant un cours de Kung Fu. Lors d’une séance, l’une des participantes a fait un malaise. Le Sifu, qui était aussi énergéticien, a effectué quelques points dans le dos, puis lui a demandé de soulever et taper ses talons au sol, et la personne a pu reprendre immédiatement l’entrainement.

 

J’ai ensuite pris des cours de Tai Chi. Lors d’un cours, je me suis luxé le genou et l’enseignant m’a facilement soulagée en faisant une pression sur le point 1 du rein. Lors de cette séance, il a dressé, sans me connaitre, un portrait de moi très réaliste.

 

 

J’ai pris de nombreuses infos sur ces pratiques, car j’avais besoin d’aller voir ce qu’il se passait dans le corps… Je n’ai jamais eu d’affinités avec les aiguilles, donc je me suis plutôt orientée vers le Shiatsu pour mes soins. Puis j’ai décidé de me former, au départ par curiosité et pas pour en faire mon métier !

 

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Comment vous êtes-vous formé?

 

La formation durait à l’époque 3 ans. Je me suis formée à l’école Shiatsu Génération à Marseille, avec Marie-Hélène Reynaud-Joanny.

 

J’ai poursuivi par une spécialisation en Shiatsu maternité à Paris avec Suzanne Yates.

J’ai complété cette formation par 3 modules sur les corps subtils avec Salima Ciccariello.

 

Pour une reconnaissance au niveau national, j’ai passé l’examen de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel et obtenu le certificat de praticienne.

 

Enfin, pouvez-vous nous parler de déontologie ?

 

Bien-sûr, la (fédération de shiatsu)  est à l’origine de la création d’une charte de déontologie. En voici quelques grandes lignes :

 

Respecter l’intégrité physique et morale de la personne

Ne pas interférer dans un diagnostic médical ou une ordonnance et ne pas donner de conseils médicaux

Ne pas faire de prosélytisme d’aucune sorte

Se former en permanence

Orienter la personne vers un médecin si nécessaire.



J'oganise aussi un événement autour des partiques de bien-être :


http://www.eclat-de-linstant.fr


Publié le 01 Mars 2020

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